La carence en fer présente des signes très reconnaissables. Le symptôme le plus classique est la chlorose interveinale sur les jeunes pousses : le tissu foliaire devient jaune pâle tandis que les nervures restent vertes, formant un motif réticulé caractéristique. Ce symptôme apparaît d'abord au sommet de la plante ou à l'extrémité des pousses, car le fer se déplace difficilement des vieilles feuilles vers les nouvelles. Dans les cas bénins, la plante paraît simplement plus claire que la normale ; dans les cas plus sévères, les nouvelles feuilles peuvent être presque jaune citron et la croissance ralentie.
Il est important de distinguer une véritable carence en fer des problèmes qui la simulent. Un arrosage excessif, des racines froides, un sol compacté et une mauvaise aération peuvent tous réduire l'oxygénation des racines, ce qui diminue l'absorption des nutriments et peut entraîner un jaunissement des feuilles. Une forte luminosité peut également révéler plus rapidement une carence en fer limite, car la plante a besoin de plus de chlorophylle pour la capter. Par exemple, une plante qui pâlit uniquement après une augmentation du pH ou après l'utilisation d'une eau plus dure est un signe révélateur d'un problème de disponibilité des nutriments plutôt que d'une carence en fer.
Le pH est le principal facteur déterminant la disponibilité du fer. Plus le pH est élevé, plus le fer a tendance à former des composés insolubles, et moins la plante reçoit de fer assimilable, même si le niveau total est adéquat. Le DTPA de fer contribue à prolonger la période pendant laquelle le fer reste soluble et disponible pour la plante, mais son efficacité reste limitée, notamment lorsque le pH de la zone racinaire demeure constamment élevé. Si un cultivateur tente systématiquement de corriger la jaunisse des nouvelles pousses en ajoutant du fer sans jamais s'attaquer au problème du pH, les symptômes réapparaîtront souvent car la disponibilité du fer chute continuellement entre les apports.
L'alcalinité et les bicarbonates présents dans l'eau peuvent être une cause insoupçonnée de chlorose ferrique récurrente. Même avec une solution nutritive au pH optimal, l'alcalinité peut, à terme, faire remonter les nutriments dans la zone racinaire, surtout dans les contenants qui sèchent et concentrent les minéraux. Dans ce cas, le DTPA de fer peut améliorer les résultats par rapport à des formes de fer moins concentrées, mais on obtient généralement de meilleurs résultats en contrôlant également les variations de pH. Prenons l'exemple d'une plante en coco qui semble en pleine forme juste après l'arrosage, mais qui pâlit quelques jours plus tard : le pH du substrat augmente peut-être progressivement à mesure qu'il sèche et que des carbonates s'y accumulent.
Le DTPA ferreux peut être utilisé en terre, en substrat hors-sol, en fibre de coco et en hydroponie, mais son utilité reste la même : maintenir le fer disponible suffisamment longtemps pour son absorption. En hydroponie ou en système à recirculation, il assure une disponibilité stable du fer dans la solution, permettant ainsi aux racines d'y accéder de manière constante. En terre ou dans les substrats à base de tourbe, il favorise la migration du fer à travers le film d'humidité entourant les particules, évitant ainsi sa fixation immédiate. En culture surélevée ou en extérieur, il est parfois utilisé lorsque les sols riches en carbonates rendent le fer difficilement assimilable, bien que la meilleure solution à long terme reste la gestion de la chimie du sol.