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L'oxyde de magnésium (MgO) est une source de magnésium utilisée en jardinage et en fertilisation des plantes. Ce magnésium est un oligo-élément essentiel dont les plantes ont besoin en quantités étonnamment importantes. Il ne s'agit pas d'un nutriment superflu, mais d'un élément fondamental de la vie végétale, car il constitue le composant principal de la chlorophylle, le pigment vert qui permet aux plantes de capter l'énergie lumineuse. Sans magnésium en quantité suffisante, les plantes ne peuvent ni produire ni maintenir une chlorophylle efficace ; leur croissance est donc ralentie et leurs feuilles perdent leur couleur verte éclatante.
L'oxyde de magnésium (MgO) se distingue de nombreuses autres sources de magnésium par sa forte concentration et sa solubilité moins immédiate. Cette différence influence son comportement en pot, en bac ou en système hydroponique. Dans la plupart des situations de culture réelles, le MgO agit davantage comme une réserve de magnésium à libération lente que comme un correcteur rapide. Il peut également affecter le pH de la zone racinaire, car les oxydes ont tendance à être plus alcalins. Il est donc essentiel de bien comprendre le fonctionnement du MgO avant de l'utiliser, car il peut être bénéfique à la plante dans des conditions optimales, mais néfaste dans des conditions inadaptées.
Les cultivateurs débutants entendent souvent dire que « magnésium = feuilles vertes » et supposent alors que n'importe quel produit à base de magnésium aura le même effet. En réalité, le magnésium est un élément, mais sa forme détermine sa rapidité d'absorption, son action sur les racines et la facilité de correction des carences. L'oxyde de magnésium (MgO) est unique : dense, concentré et à dissolution plus lente, il est souvent utilisé lorsqu'un apport de magnésium à long terme est nécessaire ou lorsqu'une correction progressive est préférable à un pic rapide.
Pour comprendre l'importance du magnésium, il faut savoir quel est son rôle au sein de la plante. Son rôle principal est celui de la chlorophylle. Les molécules de chlorophylle contiennent du magnésium en leur centre, et c'est grâce à la chlorophylle que les plantes transforment la lumière en énergie. Lorsque le taux de magnésium est bas, les plantes peinent à maintenir la stabilité de la chlorophylle ; les feuilles se décolorent, la production d'énergie diminue et la croissance générale est ralentie. C'est pourquoi les carences en magnésium se manifestent souvent d'abord par des changements de couleur plutôt que par des déformations importantes des feuilles.
Le magnésium joue également un rôle majeur dans l'activité enzymatique et le transfert d'énergie au sein de la plante. Il contribue à une utilisation efficace du phosphore, favorise la production de glucides et facilite le transport des sucres des feuilles vers les points de croissance tels que les racines, les bourgeons terminaux, les fleurs et les fruits. En d'autres termes, le magnésium aide la plante à « acquérir de l'énergie » et à la « dépenser » là où elle en a besoin. En cas de carence en magnésium, les plantes peuvent sembler stagner : elles peuvent avoir des feuilles, mais elles ne grandissent pas, leur ramification est insuffisante et leur système racinaire n'est pas dense.
Pour bien comprendre le magnésium, on peut le considérer comme un élément central du fonctionnement des plantes. Si l'azote contribue à la formation des feuilles et le potassium à leur bon fonctionnement, le magnésium est comparable à l'électricité qui assure la fluidité de l'ensemble du système. Un taux de magnésium équilibré permet aux plantes d'utiliser efficacement la lumière et de transporter les nutriments et les sucres là où ils en ont besoin. En cas de déséquilibre, la croissance de la plante peut devenir irrégulière et des symptômes de carence peuvent apparaître, même en présence d'autres nutriments.
Intéressons-nous maintenant plus précisément à l'oxyde de magnésium (MgO). Le MgO est un composé de magnésium et d'oxygène. Dans les substrats de culture, le MgO ne se comporte pas comme un simple sel qui se dissout instantanément dans l'eau. Il réagit avec l'eau et les acides présents dans la zone racinaire, se transformant progressivement en substances assimilables par les plantes. C'est pourquoi le MgO peut agir plus lentement. La vitesse exacte de cette réaction dépend de l'humidité, de la température, de l'activité microbienne et de l'acidité naturelle du substrat.
C’est là que l’oxyde de magnésium (MgO) se distingue nettement des autres sources de magnésium. Certains apports de magnésium se dissolvent rapidement et peuvent corriger une carence en quelques jours. Le MgO est plus souvent utilisé lorsqu’on souhaite un apport de magnésium plus durable et qui ne soit pas rapidement lessivé. Par exemple, si vous cultivez dans un substrat qui a tendance à perdre du magnésium au fil du temps en raison d’arrosages fréquents, le MgO peut constituer une réserve stable qui libère le magnésium progressivement à mesure que la zone racinaire s’acidifie légèrement.
Comme l'oxyde de magnésium (MgO) peut augmenter le pH, il peut aussi agir comme un amendement calcaire doux dans certaines conditions. Cela peut être utile lorsque votre sol ou substrat est trop acide et que vous souhaitez le neutraliser tout en apportant du magnésium. Cependant, cela peut être néfaste si votre substrat a déjà un pH élevé ou si vous cultivez des plantes qui préfèrent une zone racinaire légèrement acide. Dans ces cas-là, l'ajout de MgO peut faire sortir le pH de la zone optimale et bloquer l'absorption d'autres nutriments.
C’est la principale raison pour laquelle l’oxyde de magnésium (MgO) doit être utilisé avec précaution. Il ne s’agit pas simplement de « magnésium ». Il peut aussi influencer l’environnement racinaire. Une augmentation excessive du pH peut entraîner des problèmes de disponibilité du fer, du manganèse, du bore et du phosphore, même si ces nutriments sont présents. L’objectif n’est donc pas d’ajouter du MgO dès l’apparition de feuilles jaunissantes, mais de comprendre les besoins de la plante et l’activité de sa zone racinaire.
Parlons des symptômes d'une carence en magnésium, car l'oxyde de magnésium (MgO) est souvent utilisé pour la prévenir ou la corriger. Cette carence se manifeste généralement d'abord sur les feuilles les plus âgées. En effet, le magnésium est mobile dans la plante. Lorsqu'elle en manque, la plante transfère le magnésium des feuilles les plus anciennes vers les nouvelles pousses, car elle privilégie la croissance de nouvelles feuilles et de jeunes pousses actives. Par conséquent, les feuilles les plus anciennes commencent à jaunir, même si les nouvelles pousses peuvent paraître saines au premier abord.
Un signe classique de carence en magnésium est la chlorose interveinale sur les feuilles âgées. Cela signifie que le tissu entre les nervures s'éclaircit ou jaunit tandis que les nervures restent vertes. Avec le temps, le jaunissement peut s'accentuer et évoluer en taches rouillées ou nécrosées à mesure que le tissu foliaire s'affaiblit. La feuille peut se recourber légèrement et la plante peut paraître globalement moins vigoureuse.
Un exemple simple : une plante en pot à croissance rapide, abondamment arrosée. Au début, elle paraît vigoureuse. Puis, au bout de quelques semaines, les feuilles inférieures présentent des zones pâles entre les nervures, tandis que les feuilles supérieures restent globalement saines. Si le cultivateur continue d'apporter de l'azote pour « la faire reverdir », le problème peut s'aggraver car le magnésium reste insuffisant et les besoins de la plante ne cessent d'augmenter. C'est là qu'un apport en magnésium s'impose, mais la forme choisie est importante.
L'oxyde de magnésium (MgO) peut aider à corriger une carence en magnésium, mais son action étant parfois lente, il est souvent préférable de l'utiliser en prévention ou pour maintenir un équilibre racinaire à long terme plutôt que pour un traitement d'urgence. Si une plante présente déjà une carence importante et qu'une solution rapide est nécessaire, elle risque de réagir lentement au MgO seul. Dans ce cas, les cultivateurs corrigent généralement la carence avec une source de magnésium à action plus rapide, tout en utilisant le MgO dans le cadre d'une gestion racinaire à long terme. L'idée principale est que le MgO est excellent pour la stabilité, et non pas forcément pour la rapidité d'action.
Une autre cause fréquente de carence en magnésium n'est pas un manque réel de magnésium, mais un blocage dû à un déséquilibre avec d'autres nutriments. Le magnésium entre en compétition avec le calcium et le potassium au niveau des racines pour son absorption. Si le taux de potassium est très élevé, l'absorption du magnésium peut diminuer même si ce dernier est présent. Si le taux de calcium est extrêmement élevé par rapport à celui du magnésium, ce dernier peut être éliminé de façon excessive. C'est pourquoi des problèmes de magnésium peuvent survenir même lorsque l'on pense apporter suffisamment d'engrais.
Un exemple concret est celui d'une plante recevant une forte dose de potassium pendant sa floraison. Si l'apport en magnésium n'est pas augmenté ou si l'équilibre n'est pas rétabli, les feuilles les plus âgées peuvent présenter une chlorose interveinale en milieu de floraison. Le cultivateur pourrait penser qu'il s'agit d'un simple « décoloration », mais si ce phénomène est précoce et que la chlorose est clairement visible entre les nervures, cela peut indiquer une carence en magnésium. Un apport en magnésium est bénéfique, mais il est également important de corriger le déséquilibre.
Comme l'oxyde de magnésium (MgO) peut influencer le pH, il est parfois utilisé lorsque des problèmes de magnésium et un sol acide se manifestent simultanément. Certains sols deviennent trop acides avec le temps, notamment en raison d'arrosages et d'apports d'engrais répétés. Lorsque le pH chute trop, la disponibilité du magnésium devient imprévisible et les racines moins efficaces. Dans ce cas, une source de magnésium qui contribue également à neutraliser l'acidité peut s'avérer utile. L'oxyde de magnésium est l'un des produits que les cultivateurs envisagent pour cette double fonction.
Cependant, cette même influence du pH devient problématique si celui-ci est déjà élevé. Si le pH de la zone racinaire augmente, votre plante risque de présenter des symptômes de carence en fer, souvent caractérisés par un jaunissement des jeunes pousses et des nervures plus vertes. Ce symptôme est différent d'une carence en magnésium, car il apparaît d'abord sur les jeunes feuilles. Si vous le confondez avec une carence en magnésium et ajoutez de l'oxyde de magnésium (MgO), vous risquez d'augmenter encore le pH et d'aggraver le problème. C'est pourquoi il est important de savoir distinguer les différents types de carences.
Clarifions ces symptômes. Une carence en magnésium se manifeste principalement sur les feuilles âgées, souvent par un jaunissement entre les nervures. Une carence en fer apparaît d'abord sur les jeunes feuilles, souvent sous forme de pousses pâles aux nervures vertes. Une carence en azote se traduit souvent par une pâleur générale des feuilles âgées, avec un jaunissement plus uniforme qu'entre les nervures. Un manque de potassium se manifeste souvent par des brûlures sur les bords et des roussissures marginales. Plus vous parviendrez à identifier le symptôme, moins vous risquerez de chercher la mauvaise solution.
Parlons maintenant de l'utilisation de l'oxyde de magnésium (MgO) dans différents styles de culture. En pleine terre, le MgO peut servir d'amendement pour augmenter durablement la teneur en magnésium du sol. Son action étant lente et susceptible d'influencer le pH, il est généralement incorporé au sol ou épandu en surface avec précaution, plutôt que d'être utilisé fréquemment dans l'eau. Un cultivateur peut l'utiliser pour préparer un terreau, aménager une plate-bande surélevée ou corriger un sol présentant une carence en magnésium et un pH bas.
En jardinage en pot, l'oxyde de magnésium (MgO) peut aider à maintenir un taux de magnésium stable dans les substrats fréquemment lessivés. Ces substrats drainent généralement bien, ce qui est excellent pour l'oxygénation, mais peut aussi entraîner le lessivage des nutriments. Le magnésium est souvent l'un des premiers minéraux à voir son taux fluctuer, car il est mobile dans l'eau. Un apport de magnésium à libération lente permet de stabiliser son taux.
En hydroponie, l'oxyde de magnésium (MgO) est rarement utilisé directement car les systèmes hydroponiques reposent sur des nutriments précis et entièrement solubles. Sa solubilité plus lente et son influence sur le pH peuvent rendre son dosage difficile. Dans un système hydroponique propre, on souhaite généralement que le magnésium soit disponible immédiatement et à un niveau prévisible. Si l'on utilise du MgO, c'est généralement dans des formulations très spécifiques ou dans le cadre d'une solution tamponnée, et non pas simplement en ajoutant de la poudre au réservoir. Pour les cultivateurs hydroponiques, l'essentiel est de maîtriser l'équilibre du magnésium et d'éviter une prédominance du potassium ou du calcium.
Dans les sols vivants et les milieux biologiquement actifs, le comportement du MgO est plus prévisible dans le temps, car le milieu produit naturellement des acides faibles grâce aux exsudats racinaires et à l'activité microbienne. Ces acides faibles contribuent à la conversion progressive du MgO en formes assimilables par les plantes. Le MgO peut ainsi constituer un apport de magnésium utile à long terme dans les systèmes où la zone racinaire est active et où les nutriments sont recyclés.
Voyons maintenant les problèmes les plus courants liés à l'oxyde de magnésium (MgO) et comment les repérer rapidement. Le premier est un surdosage entraînant un pH élevé. Si le pH du substrat devient trop élevé, votre plante peut présenter des signes tels que des pousses pâles, une croissance ralentie malgré la fertilisation et des symptômes de carence inhabituels, incohérents avec les éléments ajoutés. Vous pourriez observer des carences en fer ou en manganèse, notamment sur les jeunes feuilles. La plante peut également absorber moins d'eau et paraître terne.
Si vous observez ces symptômes après l'ajout d'un amendement augmentant le pH, c'est un signe révélateur. La solution n'est pas d'ajouter des nutriments au hasard. Il faut plutôt vérifier le pH de la zone racinaire et corriger l'environnement pour que les nutriments soient à nouveau assimilables. En pleine terre, cela peut impliquer d'adapter l'arrosage, d'ajouter de la matière organique légèrement acidifiante ou d'adopter une approche équilibrée pour faire baisser le pH progressivement. En pot, cela peut nécessiter un rinçage à l'eau correctement équilibrée, suivi d'une reprise de la fertilisation à faible dose.
Un autre problème est l'excès de magnésium. Un trop grand nombre de magnésium peut perturber l'absorption du calcium, entraînant une structure fragile, des racines fragiles et des problèmes de croissance. Le calcium est essentiel à la formation des parois cellulaires et des points de croissance. Si l'apport en magnésium est trop élevé par rapport à celui du calcium, les plantes peuvent présenter des brûlures aux extrémités des feuilles, des jeunes feuilles faibles et une résistance réduite au stress. Cela peut prêter à confusion, car on peut ajouter de « bons minéraux » tout en obtenant des résultats moins bons.
Un exemple simple : une plante qui développe soudainement de nouvelles pousses fragiles et peine à maintenir ses feuilles dressées, même si celles-ci sont vertes. Si l’absorption du calcium est bloquée par un excès de magnésium, la plante peut paraître luxuriante mais faible. Dans ce cas, la solution réside dans l’équilibre. L’objectif n’est pas un apport maximal en magnésium, mais un apport adéquat en magnésium par rapport au calcium et au potassium.
Un troisième problème réside dans l'utilisation de l'oxyde de magnésium (MgO) pour traiter un problème inadapté. Une carence en magnésium présente des caractéristiques spécifiques, et le MgO n'est pas une solution miracle. Si le véritable problème est une accumulation de sels, un excès d'humidité au niveau des racines ou un arrosage irrégulier, l'ajout de MgO peut s'avérer inutile, voire nuisible. Par exemple, une plante en sol détrempé peut jaunir par manque d'oxygène au niveau des racines. Il ne s'agit pas d'une carence en magnésium. L'ajout de MgO ne remédiera pas à ce manque d'oxygène. La solution consiste à améliorer le drainage, à adapter le rythme d'arrosage et à assurer un meilleur apport en oxygène.
Un quatrième problème réside dans la lenteur de la réaction, source d'impatience. La lenteur d'action du MgO incite parfois les cultivateurs à en rajouter, pensant que la première dose était insuffisante. Or, des semaines plus tard, la zone racinaire se déplace excessivement et des problèmes apparaissent. Avec le MgO, il vaut souvent mieux en ajouter peu, surtout au début. Il est préférable d'opter pour une correction progressive plutôt qu'un changement brutal.
Pour une utilisation optimale de l'oxyde de magnésium (MgO), il est essentiel de privilégier la prévention et la stabilité à long terme. Il est particulièrement efficace lors de la préparation des mélanges ou des plates-bandes, notamment lorsque la teneur en magnésium est faible ou que le sol est sujet au lessivage. Il est également indiqué lorsque le substrat a tendance à s'acidifier et qu'un léger tampon, associé à un apport de magnésium, est nécessaire. Dans ces cas, le MgO agit discrètement, maintenant la disponibilité du magnésium et favorisant un pH optimal pour la zone racinaire.
Il est également utile de comprendre à quel moment les besoins en magnésium augmentent. Ces besoins croissent souvent lors d'une croissance végétative rapide, car les feuilles se développent rapidement et la production de chlorophylle est élevée. Ils peuvent également augmenter pendant une floraison et une fructification abondantes, car la plante mobilise d'importantes quantités de sucres et d'énergie, et le magnésium soutient ces processus. Si vous observez des symptômes de carence en magnésium durant ces phases, cela signifie souvent que les besoins de la plante ont dépassé l'offre ou que l'équilibre a été perturbé par des niveaux élevés de potassium ou de calcium.
Détecter rapidement les carences en magnésium peut vous faire gagner beaucoup de temps. Examinez régulièrement les feuilles les plus âgées. Si vous observez les premiers signes de chlorose interveinale, pas de panique, mais ne l'ignorez pas. Demandez-vous ce qui a changé récemment. Avez-vous augmenté la teneur en potassium ? Arrosé plus souvent ? Le substrat est-il devenu plus acide ou plus alcalin ? Avez-vous changé de source d'eau ou modifié votre programme de fertilisation ? Les carences en magnésium surviennent souvent suite à un changement.
Observez également la posture et la vitesse de croissance de la plante. Une carence en magnésium ne se manifeste pas toujours par un jaunissement important. Elle peut se traduire par une croissance ralentie, une ramification moins dense et des feuilles moins vigoureuses. La plante peut rester verte, mais paraître fatiguée. Cela peut arriver en cas de carence légère en magnésium, et non sévère. Dans ce cas, un apport régulier de magnésium peut être bénéfique avant que la plante ne se décolore visiblement.
Parlons du rôle du magnésium et des autres nutriments, d'une manière accessible aux cultivateurs débutants. Le calcium et le magnésium sont à la fois complémentaires et antagonistes. Tous deux sont importants et peuvent entrer en compétition. Le potassium peut également être un acteur majeur. Un système racinaire équilibré est comparable à une équipe équilibrée : si l'un des éléments domine, les autres ne peuvent plus jouer leur rôle. C'est pourquoi un simple ajout de magnésium ne résoudra pas un problème de carence si la cause réelle est un déséquilibre.
Par exemple, si une plante reçoit une quantité excessive de potassium, l'absorption du magnésium risque d'être perturbée. Dans ce cas, il est possible d'ajouter du magnésium, mais il faut également réduire l'excès de potassium. À l'inverse, un excès de calcium peut nuire à l'absorption du magnésium, et inversement. Les cultivateurs les plus expérimentés raisonnent en termes de proportions et d'équilibre, et non en se concentrant sur un seul élément.
Un autre point important est la qualité de l'eau. L'eau dure contient souvent naturellement du calcium et du magnésium. L'eau douce ou filtrée peut en contenir très peu. En changeant de source d'eau, vous risquez de modifier la disponibilité du magnésium sans vous en rendre compte. Une plante qui se portait bien avec une eau donnée peut développer des carences en magnésium avec une autre, surtout si cette dernière est moins riche en magnésium ou si son alcalinité est différente, ce qui modifie le pH.
L'oxyde de magnésium (MgO) peut contribuer à la stabilisation de votre milieu, mais son utilisation doit être adaptée à votre situation. En cas de carences chroniques en magnésium et de pH bas, le MgO peut constituer une solution efficace. En revanche, en cas de pH élevé, son utilisation peut s'avérer risquée. Si vous avez besoin d'une correction rapide, le MgO seul risque d'être trop lent. Enfin, si vous recherchez un soutien à long terme, le MgO peut être une option pertinente.
En cas de suspicion de carence en magnésium, les étapes diagnostiques les plus simples sont à suivre. Premièrement, observez l'apparition des symptômes : feuilles âgées ou jeunes feuilles ? Deuxièmement, vérifiez leur répartition : jaunissement entre les nervures ou uniforme ? Troisièmement, tenez compte des modifications récentes apportées à votre système hydrique : concentration d'engrais, taux de potassium, fréquence d'arrosage et variations du pH. Quatrièmement, si possible, mesurez le pH et la salinité de la zone racinaire. Cela vous permettra d'éviter l'erreur la plus fréquente : traiter un symptôme sans en connaître la cause.
Il est également utile de comprendre qu'une carence en magnésium peut être confondue avec le vieillissement naturel. Les feuilles plus âgées se décolorent naturellement avec le temps. La différence réside dans la vitesse et la répartition de cette décoloration. Le vieillissement naturel est lent et assez uniforme. Une carence en magnésium tend à se traduire par une décoloration plus marquée entre les nervures et peut progresser plus rapidement, surtout pendant une période de forte croissance. Si vous observez plusieurs feuilles âgées développer rapidement cet aspect strié, il ne s'agit généralement pas d'un simple vieillissement.
Si vous utilisez du MgO et souhaitez vérifier son efficacité, observez une stabilisation plutôt qu'une amélioration immédiate. Les feuilles carencées ne retrouveront peut-être pas leur couleur verte intense. Les plantes ne réparent souvent pas complètement les tissus endommagés. En revanche, le signe de succès est l'arrêt de la propagation des nouveaux symptômes et l'apparition progressive de nouvelles feuilles plus vigoureuses. Les feuilles plus âgées peuvent rester légèrement pâles, mais la vigueur générale de la plante s'améliore et le déclin s'arrête.
Un autre signe de réussite est une meilleure tolérance au stress. Le magnésium favorise la gestion de l'énergie ; ainsi, les plantes bien hydratées en magnésium supportent mieux une forte luminosité, récupèrent plus vite après la taille et présentent une croissance plus régulière. Si votre plante passe d'une sensibilité au stress à une stabilité accrue, c'est un indice important que vous avez corrigé un problème de magnésium.
Le dernier point important est de savoir s'arrêter. Avec l'oxyde de magnésium (MgO), le surdosage est fréquent en raison de sa réaction différée. Si vous ajoutez du MgO, puis une nouvelle dose une semaine plus tard, vous risquez de ne pas laisser le temps au premier ajout d'agir. Il est préférable de procéder à un ajustement réfléchi, puis d'observer pendant quelques semaines dans les systèmes de culture en terre avant de modifier à nouveau le pH. Cela permet de maintenir la stabilité de la zone racinaire et d'éviter les variations de pH.
Utilisé correctement, l'oxyde de magnésium est un ingrédient précieux pour favoriser un feuillage plus vert, soutenir la chlorophylle, améliorer le transfert d'énergie et stabiliser l'apport en magnésium sur le long terme. Il est particulièrement efficace lorsqu'un soutien prolongé en magnésium est nécessaire et que les conditions racinaires permettent une assimilation progressive. Son utilisation comme solution d'urgence, sans tenir compte du pH et de l'équilibre des nutriments, devient risquée. Utilisé comme un outil de stabilisation et accompagné d'une surveillance attentive des symptômes, l'oxyde de magnésium contribue à maintenir des plantes plus vertes, plus fortes et plus homogènes tout au long de leur cycle de croissance.