Newmarket, Ontario (Head Office)
1175 Stellar Drive, Unit #5
Newmarket, ON L3Y 7B8
- Mon10:00am–6:00pm
- Tue10:00am–6:00pm
- Wed10:00am–6:00pm
- Thu10:00am–6:00pm
- Fri10:00am–6:00pm
- Sat10:00am–4:00pm
- SunClosed
Vous possédez un compte ?
Connectez-vous pour payer plus vite.
Ce qui distingue la farine de poisson de nombreuses autres sources d'azote, c'est sa composition protéique. Son assimilation par les plantes dépend donc fortement de l'activité microbienne au niveau des racines. Au lieu d'être instantanément dissoute dans l'eau, elle nécessite la décomposition de la farine de poisson en ammonium et en nitrate, des formes directement assimilables par les racines. Son action est ainsi plus douce et plus durable, et elle améliore souvent la texture du sol en stimulant la vie microbienne. En d'autres termes, la farine de poisson ne se contente pas de nourrir la plante ; elle nourrit aussi l'écosystème du sol qui la nourrit. Prenons l'exemple d'un terreau qui semble s'épuiser après des arrosages répétés : l'ajout d'une petite quantité de farine de poisson peut favoriser une croissance régulière grâce à une libération plus continue des nutriments au niveau des racines.
La farine de poisson, en libérant lentement ses nutriments, est plus efficace lorsqu'elle est utilisée à l'avance plutôt que pour corriger un problème du jour au lendemain. Si une plante est déjà très jaune et rabougrie, la farine de poisson peut être utile, mais elle n'entraînera généralement pas de changement de couleur rapide en un jour ou deux. Il est préférable de l'utiliser comme nutriment de base pour prévenir l'apparition du problème. Par exemple, si vous repiquez un jeune plant dans du terreau frais et y incorporez une quantité mesurée de farine de poisson, la plante pourra continuer à développer de nouvelles feuilles pendant des semaines sans que vous ayez besoin de recourir à des solutions rapides pour pallier une carence.
La farine de poisson peut être utilisée de deux manières principales : incorporée au sol avant la plantation, ou épandue en surface en fine couche et arrosée. L’incorporation au sol assure une diffusion plus homogène, car l’humidité et les micro-organismes l’entourent. L’épandage en surface est utile pour stimuler la croissance en milieu de saison sans perturber les racines. Par exemple, saupoudrez un petit cercle de farine de poisson autour d’un plant de basilic, puis arrosez comme d’habitude ; au fil du temps, le basilic deviendra plus dense et plus vert, car il bénéficiera d’un apport constant d’azote pour une production continue de feuilles.
On compare souvent la farine de poisson aux sources d'azote à action rapide, et la principale différence réside dans le rythme et la régularité de l'apport. L'azote à action rapide peut provoquer une poussée de croissance rapide et fragile, utile en cas d'urgence, mais susceptible d'entraîner des tiges faibles ou un surdosage. La farine de poisson, quant à elle, agit comme un mijotage doux, contrairement à une ébullition rapide. Pour un débutant, c'est un avantage considérable car cela réduit le risque de pics de nutriments, notamment en culture hors-sol. Prenons l'exemple d'une plante d'intérieur sensible aux brûlures causées par un engrais liquide concentré : la farine de poisson, dans le mélange, assure un apport plus stable, permettant à la plante de pousser sans fluctuations brusques.
La farine de poisson peut également influencer la croissance de votre plante. L'azote étant étroitement lié à la production de feuilles et de tiges, la farine de poisson tend à favoriser la croissance végétative. C'est idéal pour obtenir une plante plus grande, mais cela peut poser problème si l'apport d'azote est excessif alors que la plante devrait se concentrer sur la floraison ou la fructification. Un exemple courant est celui d'une plante à fleurs qui reste vert foncé et continue de produire des feuilles, mais qui fleurit moins : un excès de farine de poisson, ou un apport trop important d'azote, peut favoriser ce développement foliaire prédominant.
Une façon pratique d'utiliser la farine de poisson est de l'employer comme engrais de base, puis d'ajuster les apports en conséquence. Si vous souhaitez des feuilles plus grandes et une croissance initiale plus rapide, la farine de poisson est utile. À l'approche de la floraison, vous pouvez réduire la quantité de farine de poisson et éviter d'en remettre en grande quantité. Par exemple, un plant de concombre qui a atteint le treillis et est prêt à fructifier devra être utilisé avec précaution afin d'éviter que la plante ne développe des tiges trop longues au détriment des concombres.
L'odeur et la nature animale de la farine de poisson font également partie de son comportement en conditions réelles. À l'extérieur, elle peut attirer les animaux domestiques ou sauvages si elle est laissée en surface. À l'intérieur, elle peut dégager une forte odeur si vous en utilisez trop ou si elle reste humide sur le sol. La solution la plus simple pour atténuer ces désagréments est de l'incorporer au sol ou de la recouvrir d'une fine couche de terre ou de paillis afin qu'elle ne soit pas exposée. Prenons l'exemple d'un pot sur un balcon : si vous saupoudrez de la farine de poisson en surface et la laissez ainsi, vous remarquerez peut-être une odeur et l'intérêt des animaux ; mais si vous l'incorporez légèrement et arrosez, l'odeur sera beaucoup moins perceptible.
La farine de poisson peut également modifier la composition chimique de la zone racinaire au fil du temps, surtout si vous l'ajoutez régulièrement sans tenir compte de l'équilibre global. La décomposition des protéines peut influencer le pH et les formes d'azote présentes, ce qui peut modifier le comportement des autres nutriments. Cela ne signifie pas que la farine de poisson est « mauvaise », mais qu'elle doit faire partie d'un programme équilibré et ne pas constituer le seul apport. Par exemple, si vous ajoutez régulièrement de la farine de poisson à un petit pot, la croissance peut sembler excellente au début, mais vous risquez ensuite d'observer des brûlures au bout des feuilles ou des symptômes de carences nutritionnelles anormales, car la zone racinaire est devenue trop riche ou déséquilibrée.
La farine de poisson n'est pas le meilleur choix lorsqu'une correction immédiate est nécessaire ou si votre méthode de culture repose sur un contrôle rapide et précis. Si vous utilisez un substrat très inerte, pauvre en micro-organismes, et que vous comptez sur une fertilisation hydrosoluble précise, la farine de poisson risque de ne pas se libérer de manière prévisible, car elle a besoin des micro-organismes pour agir. Dans ces conditions, la farine de poisson peut tout de même être utilisée, mais les résultats peuvent être plus lents ou irréguliers. Par exemple, dans un milieu stérile et pauvre en micro-organismes, si les plantes semblent souffrir de la faim malgré l'ajout de farine de poisson, c'est peut-être parce que l'activité microbienne est insuffisante pour la décomposer rapidement.
Repérer un problème lié à la farine de poisson revient généralement à identifier soit une libération insuffisante d'azote, soit un excès de nutriments. Si la farine de poisson ne se libère pas assez rapidement, la plante peut présenter des signes de carence en azote : les feuilles les plus anciennes jaunissent, la croissance ralentit, les feuilles deviennent plus petites et la plante manque de vigueur. Un exemple simple pour les jardiniers débutants est celui d'une plante aromatique dont les feuilles inférieures jaunissent et qui cesse de produire rapidement de nouvelles pousses ; cela indique souvent une carence en azote ou une mauvaise assimilation de celui-ci.
Si vous avez utilisé trop de farine de poisson ou si la zone racinaire devient trop riche, les signes peuvent être différents. Vous pourriez observer des feuilles vert foncé, des tiges molles ou faibles, une croissance rapide du feuillage au détriment de la floraison, et parfois un brunissement des pointes des feuilles si la concentration globale en nutriments est trop élevée. Autre indice : le sol peut dégager une odeur aigre ou trop « organique », surtout s’il reste humide, ce qui peut signaler une décomposition plus rapide que ce que la zone racinaire peut absorber. Un exemple courant est celui d’une plante en pot qui, d’abord luxuriante, développe ensuite des pointes brunes et des feuilles tombantes malgré un arrosage correct ; la zone racinaire peut être stressée par un excès de nutriments ou par une perte d’oxygène due à une forte activité microbienne dans un sol constamment humide.
La farine de poisson peut également prêter à confusion, car un déséquilibre azoté peut imiter d'autres problèmes. Lorsque la teneur en azote est trop faible, les feuilles jaunissent et la croissance ralentit, ce qui peut faire penser à un manque de lumière ou à un arrosage insuffisant. À l'inverse, un excès d'azote se traduit par une croissance luxuriante qui se dégrade ensuite, laissant apparaître des symptômes de stress ressemblant à ceux d'une infestation parasitaire ou d'une maladie. Le meilleur moyen de les différencier est d'observer l'évolution de la plante. Si les feuilles les plus anciennes jaunissent en premier et que la plante est globalement faible, il faut suspecter une carence en azote. Si la plante est d'un vert très foncé et pousse rapidement, mais présente des problèmes de floraison, des brûlures aux extrémités des feuilles ou une croissance molle, il faut suspecter un excès d'azote et une richesse générale du sol.
Pour éviter ce problème, il suffit de respecter l'équilibre entre la farine de poisson, l'humidité et l'aération. La farine de poisson est plus efficace lorsque le terreau est uniformément humide, sans être constamment saturé, et lorsqu'il y a suffisamment d'espace pour que les racines et les micro-organismes puissent respirer. En pot, cela implique souvent d'utiliser un terreau bien aéré et de laisser sécher légèrement la surface entre deux arrosages. Par exemple, une plante d'intérieur dans un terreau dense peut dégager une odeur plus forte après l'ajout de farine de poisson ; améliorer le drainage et espacer les arrosages permet de réduire les odeurs et de favoriser la croissance, car l'oxygène retourne au niveau des racines.
La farine de poisson peut être un excellent outil à long terme pour assurer une croissance régulière, mais son utilisation doit être mesurée. Les débutants pensent souvent qu'un apport plus important de matière organique est synonyme de meilleurs résultats, mais avec la farine de poisson, un excès peut déséquilibrer les plantes. La dose optimale dépend de la taille de la plante, du volume de terre, de la température et de l'activité microbienne du sol. On peut se représenter la farine de poisson comme un soutien discret à la croissance. Par exemple, si vous en ajoutez une petite quantité lors du repiquage et que la plante conserve une belle couleur vert moyen pendant plusieurs semaines, c'est le signe que la dose était adaptée à ses besoins.
Si vous pensez avoir trop enrichi le terreau, la solution la plus sûre est généralement d'arrêter d'en ajouter et de laisser la plante utiliser les nutriments déjà présents. Vous pouvez également augmenter la fréquence d'arrosage à l'eau claire pour diluer la solution nutritive au niveau des racines, et veiller à un bon drainage et à une bonne aération. En pot, si la plante est visiblement stressée et que le terreau dégage une odeur désagréable ou reste humide, améliorer légèrement l'aération, voire renouveler une partie du substrat, peut s'avérer utile. Prenons l'exemple d'un petit pot ayant reçu un engrais riche : réduire la fréquence d'arrosage et rincer légèrement le terreau peut aider à stabiliser la zone racinaire et permettre à la plante de se rétablir.
Si vous pensez que la farine de poisson ne suffit pas, il faut lui laisser le temps d'agir tout en améliorant les conditions qui favorisent sa libération. Chaleur, humidité constante et vie microbienne saine sont les clés de son efficacité. Si le sol est froid, très sec ou pauvre en micro-organismes, la libération des nutriments peut être lente. Par exemple, un sol encore frais au début du printemps peut ne pas agir avant que les températures ne remontent, ce qui explique la croissance lente observée initialement et la réponse plus rapide par la suite.
La particularité de la farine de poisson réside également dans son interaction avec les autres nutriments. En tant qu'apport naturel et complet, elle transporte souvent des oligo-éléments en plus de l'azote, contribuant ainsi à la santé globale de la plante. Cependant, elle ne constitue pas une solution miracle. Si une plante présente une carence très spécifique qui ne correspond pas à une carence en azote, la farine de poisson, même si elle est « biologique », ne la résoudra pas. Par exemple, si les jeunes feuilles sont déformées ou présentent des taches inhabituelles tandis que les feuilles plus âgées restent vertes, cela indique un autre déséquilibre, et la farine de poisson seule ne suffira probablement pas à le corriger.
Une autre différence importante réside dans le fait que la farine de poisson est plus tolérante dans les sols capables d'amortir les variations de concentration. Dans les sols vivants, la vie microbienne et la matière organique contribuent à une libération régulière des nutriments et à l'atténuation des pics de concentration. Dans les petits contenants, où l'amorti est limité, le risque de surdosage est plus élevé. Prenons l'exemple d'une plate-bande surélevée comparée à un petit pot d'intérieur : la plate-bande surélevée supporte mieux un apport modéré de farine de poisson grâce à son volume plus important et à sa plus grande diversité microbienne, tandis que le petit pot risque de devenir trop riche rapidement si l'on utilise la même quantité, même minime.
On peut également repérer un déséquilibre lié à la farine de poisson en observant la réaction des plantes à l'arrosage et à la lumière. Lorsque l'azote est équilibré, les plantes ont tendance à se redresser après l'arrosage et à conserver une bonne posture. En revanche, si la zone racinaire est trop riche ou trop pauvre en oxygène, l'arrosage peut aggraver l'état de la plante. Par exemple, une plante qui flétrit peu après l'arrosage, même si le sol est humide, peut souffrir d'un apport récent et important de farine de poisson. Dans ce cas, la zone racinaire est peut-être trop active et manque d'oxygène, ce qui engendre un stress hydrique.
Avec le temps, la farine de poisson vous aidera à instaurer une routine plus stable, car elle réduit la fréquence des apports d'engrais. C'est l'un de ses principaux avantages pour les jardiniers débutants. Il suffit d'en ajouter une quantité mesurée, d'arroser normalement et de laisser le sol faire son travail. Prenons l'exemple d'un jardinier amateur qui a du mal à fertiliser ses plantes chaque semaine : la farine de poisson, en tant qu'élément nutritif de base, peut assurer une croissance régulière, même avec un calendrier d'arrosage irrégulier, pourvu que l'eau et la lumière soient suffisantes.
L'objectif de la farine de poisson n'est pas d'obtenir une croissance maximale en permanence, mais une croissance saine, équilibrée et régulière. Utilisée judicieusement, elle peut constituer une base solide pour des feuilles plus vertes, des tiges plus robustes et une croissance plus constante, notamment dans un sol propice à la vie microbienne. En observant la couleur des feuilles, la vitesse de croissance, la floraison et l'état du sol (drainage, odeur, etc.), vous pourrez rapidement déterminer si la farine de poisson est bénéfique, si sa libération est trop lente ou si elle est trop forte pour la plante.